A la découverte du Discus 2a

on .

Depuis 1999, à l’exception de la Suède en 2006, le Discus 2a est champion du monde en classe standard. En France, Jean-Marc "Chacha" Caillard lui a donné son premier titre de champion du monde, puis Laurent Aboulin en 2001.

Voilà quelques mots pour découvrir ce planeur qui fascine...

L’installation est conforme aux petits fuselages Shempp-Hirth. C’est cosy, mais confortable. On fait corps avec la machine. J’ai la chance d’avoir le gabarit qui va bien. Pas trop large, et pas trop petit (comme il n’y a pas de dossier, les petits doivent mettre des coussins !). Pas trop grand non plus car au dessus d’1m85, pas la peine d’espérer sans un parachute déporté. 

Pendant le WGC, nous décollons systématiquement à la masse maximale de 525 kg, soit 51 kg/m². Ça s’arrache du sol vers 100km/h. Sans volets, le planeur à une assiette très cabrée. Si la vitesse passe en dessous de 130 km/h en remorqué, on ne voit plus l’avion … caché derrière le tableau de bord.

Les premières prises de pompes à la masse max sont toujours un peu déroutantes, tant l’inertie est importante. Les sensations sont très différentes, comme filtrées ! Un paquebot quoi. Mais quand les sens s’affinent, on sent finalement bien les pompes. Le planeur monte bien, entre 115-120 km/h.

La première transition est toujours bluffante. Quelle glisse !! Ballasté, c’est encore mieux. Une fusée !!! Encore une fois, l’assiette très cabrée déconcerte. Mais moi qui suis habitué au Ventus 2a, je ne suis pas dépaysé.

Quand vient le temps de remonter, là c’est moins évident. En effet, bien sentir les « bonnes pompes », voilà un des points durs du Discus 2a qui demande de nombreuses heures de vol pour s’y faire. Dans les pompes tordues, c’est pire. Alors on croit que c’est là, on tourne, et non … Comme ça glisse tellement bien, on avance. Mais c’est traître, car le planeur descend quand même pour avancer. Et vient le point bas !

Très chatouilleux au centrage. Grâce aux expériences d’autres pilotes (merci Couscous), le centrage qui va bien a été trouvé assez vite. Mais la plage optimale est étroite, et 1kg de trop dans le nez et le planeur devient camion. S’il en manque un, le planeur est vraiment trop instable. Pour compliquer l’affaire, le centrage optimale à la masse max et à vide change … Bref, une tambouille équipe de France ;-)

Globalement voilà un planeur diabolique, mais très exigent. Bien maîtrisé dans un petit temps ou temps moyen, il est égal au LS8 qui reste une excellent bécane. Mais en gros temps, y a pas photo : léger avantage au Discus 2a. Mon choix est fait ! 

Denis Guérin

 

Full Reviw on best bokkmakers by http://artbetting.net/
Download Premium Templates
Bookmaker No1 in The UK - William Hill by w.artbetting.net